Un citoyen exaspéré de la fumée à Mont St-Hilaire
- dvezina29
- il y a 2 jours
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Le 1er octobre 2025, face à des conditions extrêmement sèches et à un risque élevé d'incendie, la SOPFEU a pris une mesure exceptionnelle : interdire tout feu à ciel ouvert sur un vaste territoire du Québec, incluant une partie de la Montérégie.
Pourtant, trois jours plus tard, le 4 octobre, un résident de ma rue – dont la cour arrière jouxte un sentier au Mont St-Hilaire – a fait fi de cet avertissement. De 10h00 le matin jusqu'à 19h00 en soirée, pendant neuf heures consécutives, un feu extérieur a dégagé une fumée dense et toxique qui a empoisonné l'air du secteur et incommodé les marcheurs du sentier toute la journée. Il ne s'agissait manifestement ni d'un feu de subsistance ni d'un feu d'agrément – mais bien d'un brûlage de déchets en violation directe des consignes de sécurité publique, sur une propriété adjacente à notre patrimoine forestier.
Depuis notre arrivée en 2023, nous avons vécu des situations similaires chez nos voisins proches à une dizaine de reprises. Face à cette situation, nous avons compris qu’un appel au 911 ne règle rien. Les services d'urgence nous ont déjà informés qu'ils ne se déplacent pas pour vérifier la conformité ou la sécurité d'un foyer extérieur chez un voisin. « Il est permis de faire des feux dans sa cour arrière à Mont St-Hilaire », nous a-t-on répondu, malgré l'interdiction de la SOPFEU, les impacts sur la santé publique et le danger imminent pour notre forêt. Autrement dit : les citoyens sont laissés à eux-mêmes, la réglementation est inapplicable, et les comportements dangereux se poursuivent en toute impunité. En juin 2025, les autorités de santé publique ont recommandé aux citoyens de la région de Montréal de porter un masque N95 pendant 4 jours, soit du 6 au 9 juin, en raison de la mauvaise qualité de l’air causée par la fumée des feux de forêt actifs dans les Prairies.
Il s’avère que le port du masque N95 est de plus en plus de rigueur, ici à Mont St- Hilaire. En effet, nous avons observé à plusieurs reprises, de la fumée provenant non seulement des cours arrière, mais également des cheminées – tout au long de l’été. Pour savoir si la fumée était toxique, nous avons installé un capteur intelligent capable de détecter les polluants présents dans l’air. Le 4 octobre dernier, alors que le mercure affichait 18 C à l’extérieur, un de nos voisins a allumé un feu dans son foyer intérieur. Notre appareil de mesure des particules fines (PM2,5) est passé de 2 μg/m³ à 219 μg/m³.
Yanick Levasseur
Résident de Mont St-Hilaire



